mardi 18 novembre 2008

The end has no end (the strokes)

Abigoudi est partie pour une nouvelle expédition avec plein de stratagèmes, de théories fumeuses, de bruits hirsutes et de jolies mélodies... Un nouveau Blog? Un webzine avec sa binôme Alice! Rendez vous illico sur:

www.lespeanuts.com


Un dernier brin d'abigoudi pour Soldanelle:

Mamie vendredi tu étais avec nous, j'ai senti le brouillard sur mes joues et c'est toi qui m'embrassais une dernière fois... Je t'aime, et toi et tes beignets à la fleur d'oranger resteront dans nos cœurs pour toujours!

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dimanche 6 juillet 2008

Thérapie pour un Jersey...

Quand je croise un marcel sous une chemise blanche à épaulettes, mes muscles fantômes et moi sommes envahis de crampes. Si c’est un jersey bleu marine , je fais des embardées sur la chaussée et ma frange bigoudise à tout va… Les barrettes et décorations, quant à elles, me laissent l’œil agar… Et même sur le pire truand des hommes, une veste à boucles dorées et des insignes de la marine, laissent ma pensée sombrer, mes paupières vriller fébrilement, mes sourcils s’arquebouter nevrotiquement et les pupilles dilatées, je tente vainement de me détourner de cet air phéromoné au sel marin
Oui, mon cher Freud, le traumatisme remonte à l’enfance… Alors met au frais un verre de Riesling et assied toi sur la terrasse pour écouter la conscience d’abigoudi qui aurait pu te rendre millionnaire ou te faire accoucher de théories bien plus barrées…


Chaque été, nous avions le rituel sacré d’embarquer sur un ferry bleu et blanc depuis le port d’Ancône, situé sur la cote adriatique italienne. La ville déserte aux avenues étroites et aux papiers gras, le quai gazoutant et les files de voitures checkant formalités, papiers et billets… Des amas de cordes sur les quais, et le personnel blanc qui débarque talkie-walkie à la main…ça crie et ça braille.. Le 32 tonnes fait une marche arrière pour venir s’encastrer entre le van rouge et le bus allemand. La colonie de jeunes pousses hongroises en short bronze déjà sur le premier pont alors que des sacs à dos surpeuplés de trucs protéiformes et de vaisselles montent à bord en file indienne…

Les fumées des deux grandes cheminées forment deux panaches couleur carbone et pétaradent en canon… L’acier repeint en vert bouteille du ponton supérieur d’où j’épie les officiers, est brûlant et transpire le mazout… Les bruits de cales et de moteur résonnent au sol et parcourent mes chevilles et mes épaules… Le dernier officier grimpe à bord et la porte-pont levis est encore à moitié close que le bateau largue déjà les amarres… Les signes et les adieux s’enchaînent… Une Vespa et son docker mettent les gaz. La corne de brume vient souffler sur tout le port et les tourbillons d’écumes au régime turbulent, laissent des traces mousseuses derrière le ferry…

A nous le casino qui absorbe nos étrennes, les salons surclimatisées et les parties de cartes devant la piscine à l’eau salée… Je ne résisterai pas non plus à camper devant la cabine du capitaine avec une moue enfantine, la bruine plein les papilles et le nez doré de taches de soleil, les talons cornés par l’acier… Fréquentant tous les balcons et tous les pontons… les plus peuplés et les réservés au personnel, sautant dans les tas de cordes et imprégnant mes mains de petites paillettes de peintures blanches des rambardes…

Titubante sur la piste de danse avec mes petits pas de rat maladroit, je laisserai clignoter en moi les spots multicolores d’une autre époque… Les couloirs aux moquettes sur épaissies chatouilleront nos orteils libérés en tongs…
On pique-niquera sur le pont arrière,on prendra une bière sur une chaise longue lasurée… On sera bercé par le vrombissement des moteurs la nuit. On allumera la loupiote de la cabine du 5eme sous sol la nuit pour relire 'Charlie et la chocolaterie'
avec une barre de Crunch et on continuera à faire la grimace moi et mon frère devant les croissants fourrés à la confiture de fraise dont les passagers grecs raffolent…

Alors si je ne pars pas encore en vacances cet été… Je sais que Strintzis Line, Minoan Line; Ancône, Patras, Corfu et Igouminetsa… Il suffit de cette demi-douzaine de mots pour repartir très loin… Et voilà donc le pourquoi du comment du fantasme de marin qui m’étreint par sang bleu!

Et vous? Des souvenirs de vacances haut comme trois pommes? Des petites faiblesses à confesser?

mardi 24 juin 2008

Playlist Wi-Filles Party 3 (anniversaire Du Bibi Blog!)

Juste quelques mots pour dire merci à toute la Balistik Art Agency qui a mis du cœur au Champagne et des chamallows dans les grands plats pour que les bloggeuses se sentent bien dans un studio de Bastille hier!

Je serai ravie de faire un petit billet sur la Wi-filles Party 3 très bientôt ... Mais en attendant:

Voici la Playlist qu'Alice et moi nous avons passé hier (bon c'est pas le Loto gagnant, y'a tous les bons numéros je crois mais pas dans l'ordre désolée!):

Lebanese Blond - Thievery Corporation
Dancing with Myself - Nouvelle Vague
Enjoy the Silence - Moriarty
100$ (Version française) - Captain Comatose
Theme de Grease - Frankie Valli
Perhaps Perhaps Perhaps - Cake
Porque Te Vas - Don Nino
Diferente - Gotan Project
Teenage Kicks -Nouvelle Vague
D.A.N.C.E. - Get Cape. Wear Cape. Fly
California Dreaming - Mamas & Papas
Too Drunk to fuck - Nouvelle Vague
El Norte - Gotan Project
Karma Police - Easy Star All Star
L
ake of Udaïpur - Le Tone

Vous pouvez trouver pas mal de ces titres sur Myspace, en tapant le nom de l'artiste suivi de "Myspace" dans Google...
Si vous ne trouvez pas, appeler Bibi Agency, je vous dépannerais ;-)

Merci beaucoup les co-Fabulous Four: Live, Nardjisse et Lucile!!

EDIT D'UN PEU PLUS TARD: c'est mon 1er anniversaire Bloggesque je me suis rendue compte (merci ma petite alarme en retard sur mon Mac;-) PPffeuuhhhhhh.... sur les bougies!!!

lundi 9 juin 2008

Une princesse à Paris!

Prise d’une Parisite aiguë en plein jeudi après midi, jour habituellement dédié à la vie associative et sportive pour toute école d’ingé' qui se respecte… Je bulle sur mon lit agitant des gambettes, mon petit beurre à la main: je suis à mon maximum! Je laisse dévier mes papilles sur la farine 55 et mon moral glisser du dernier étage de ma petite chambre de foyer de province...

J’agresse alors mon petit mac à coups de voyagesncf.com, dégomme une pile de mon placard attrape ma brosse à dent, puis jette à l’évier ma verveine-citron refroidie et claque la porte. En descendant le grand escalier verni à la Mary Poppins, je croise le caniche méprisant de la directrice sur le palier du 1er…J’atterrie avec fracas sur le carrelage du RDC, fait la nique à la gardienne en laissant les clés au clou… Et me voila donc qui file à l’Anglaise les obligations et les devoirs par le TGV de 16H12.

En semaine, en pleine après-midi, j’étais persuadée d’avoir mon petit carré magique... Mon panier du marché est donc avachi sur le siège de côté, mes jambes en demi-équerre sur les places 13-14 de devant, j’ai déjà les lunettes sur le citron ou je m’apprête à piquer un somme ipodisant… Quand soudain… une pelletée de jeunes débarque dans le compartiment isolé de la première voiture qu’est la mienne par décret de Mai 2008… De gros sacs dignes de l’armée, fille et garçons à l’air pas très dégourdis, mode banlieue du nord. STTOOPPP…

On a tendance a avoir quelques à priori défavorables sur les militaires ; rasés de près, idées courtes et détente neuronale pas très élastique. J'essaye un temps soit peu d'éviter préjugés de Bobos chics dit ouverts, la paille au bec, sans même savoir ce qui se passe derrière le Périph' de la port des Lilas… mais là...

Là attention j’ai du ravaler ma bonne volonté et me plier à une espèce hors du commun, encore plus impressionnante que celle de l'armée…. Une bande de jeunes qui venait justement de se faire recaler à l’armée… OUatchhhh! ça existe oui! Bref, Ils sont gentils et polis, mais moi qui me suis affichée avec ma robe de Charleston , mes babies et mes gants en crochets, j’ai quand même l’air d’une sainte nitouche tout ben descendue du pensionnat en culotte courte. Apparemment la mauvaise troupe venait brillamment d'échouer à Epinal, soit dans la direction opposée avant de retourner à Nancy pour monter enfin dans la bonne rame de TGV Nancy-Paris… Loin de les contrarier, ça se bidonne et radiophonise électriquement. Je monte à fond le lecteur mais c’est plus fort que tout il faut que j’écoute leurs histoire de tablée de la veille où un tel à fait croire qu'il tournait un film pas catholique et qui ferait rougir les bonnes sœurs de mon foyer bref ! Qui y croit, qui y croit pas ? c’est le débat..j’en passe et des moins bonnes... Je suis un peu esquintée et mon innocence en a pris un sacré coup quand j’arrive sur le quai de la Gare de l’Est… ;-)

Une rame de métro et une pause chocolat plus tard, me voilà qui monte à bord du grand ascenseur du métro des Abbesses. C’est comme une grande fournée de gens qu’on débarque sur le pavé parisien montmartrois… Je commence à avoir des tortillons de fatigue dans les pédales quand j’aperçois la caverne… C’est tout rose et lumineux et ça pépie de costards-dentelles… Mmhhh ma foi je me suis pas plantée d’adresse... C'est bien là, on fête la naissance de la benjamine des boutiques Princesse Tam Tam... Ca gazouille même, avec un petit Chat au piano(Myspace de Mlle Chat Ici). S’en suit une sorte de ribambelle sucrordonnée : macarons-concert-lingerie fine- champagne-chocolat-re concert- re lingerie finnnnneeee et puis re champagne…. Les dentelles et les cotons imprégnent autant mes papillottes que les bulles fines et dorées de ma coupe…

Moi qui suis habituée aux balconnets H&M qui désarçonnent les épaules en 3 jours chronos… Je suis un peu enguimauvée à ma propre baguette... Alors ça existe? Des petites tailles sexy loin des barboteuses? des modèles sans Bob l’éponge (nldr l’ami suédois fétiche) ? Des froufrous et des cabines d’essayages de pin ups ?

Je finis sur l’avenue du Moulin rouge, un joli cadeau de Princesse Tam Tam à la main…la tête embullée causant de rhéologie imbitable et irréelle à une Comm’girl… De ma table en bois des bonnes sœurs, aux néons rouges des boutiques du quartier bourdonnant… Je ne sais plus qui remercier... Merci … Le TGV aussi et la Princesse des Abbesses !!!!

Et vous : plutôt Princesse à volants de soie ou balconnets en caoutchouc Puppets ?

Tiens j’ai trouvé le site de toutes les collections depuis 1997 de la Princesse c’est assez rétro marrant : ici!
Et merci ma ptite Peanuts d'Alice pour m'avoir fait écouter ceci:



lundi 2 juin 2008

A la Pêche aux Backpackers chez Belushi's!

Accroché comme un bigorneau à son rocher, le Belushi's se perche face aux quais de Loire (19ème, Paris), à deux pas des cinés mk2 et autres bars bobos multicolores à 4€ l’expresso version eau calcaire…

Veritable plateforme où se côtoient 50L-palladium et débardeur délavé-shorty… Les Backpackers animent cette auberge de jeunesse nouvelle génération de 7h à 2h du matin 7j/7. Un ponton en bois, une vue sur le passage à niveaux du canal Saint martin, et quelques reflux de bateaux mouches suffisent déjà à créer l’illusion des vacances. La prochaine fois je ramène mon Bob et mes Havanaïas pour me fondre dans la masse de voyageurs…

On prend donc des nouvelles de mamie en Italie grâce à la borne wifi et aux ordis mirlifiches… On sirote une binouze sur une playlist bien jaugée de Marvin Gaye à Queen en passant par les Cardigans… et on se restaure les canines à coup de Plancha ou de fondant au chocolat pour presque rien (5€ la plancha fromage ou salaisons, 5€ aussi les desserts, 1€50 l'expresso, 3€ la bière...) sur des banquettes cosy et moelleuses…

Tombées au Belushi's par hasard un soir de match PSG-Lyon, nous cherchions un abri Lyonnais sans représailles parigotines. Et par Saint Padoue de perlipopette, c’est pas si simple ! Or ici on se moque bien des prouesses techniques de Nino truc et Antonio machin puisque le public est exclusivement étranger… C'est à peine si on oublie de retirer la radio après la mi-temps...

Accaparée par son match au ballon rond, je délaisse donc Alice, qui se télescope sur l’écran géant. Sirotant mon cidre pression Strongbow, j’annote de mon côté les Backpackers qui échouent sur les banquettes avoisinantes:
- Une Guinness une chemise à carreau et des taches de rousseur : Petit Anglais
- Une Foster, un short salé et une mèche blonde : Australo'
- Une bière bouteille, lunettes polarisées et pommettes rougies d'alcool, sur un t-shirt blanc délavé : Ricains
(...)

Ce petit travail m’enchante et j’en redemande en traînant au comptoir et à l’accueil… Les filles shortisent bien court, les paquets de céréales et autres chips fleurissent dans des sacs plastiques usés et un joyeux bordel tintamarre au fur et à mesure que les bières se sifflent et les connaissances se creusent…

Errant ensuite au sous-sol pour éviter des représailles de parigots footeux, j’y découvre une salle de concert encore sous papier bulle qui ne demande qu’à résonner un peu pour voir… Le bar de cette auberge de jeunesse, venant d’ouvrir en Février dernier, la team Belushi's est à l’affût de groupes pour animer leur "sous-sol"... A bon entendeur, passez les voir ou suivez le lien ici!

Enfin, un bruit sourd…Lyon a marqué !Alice crie comme une hystérique, je cache ma tête sous ma Plancha prête à contre attaquer à coup de petit pain à l’ail avec Gé… Mais l’auditoire a l’air plus lyonnais et le gros des spectateurs se bat les ailes assidûment de ce match inter-franchouillards…

Et si ça vous donne envie…Et que vous avez des congés payés à déposer alors profitez des autres Belushi's qui fleurissent en Europe : à Londres, Amsterdam, Edinburgh, Berlin, Bruges…
Et si ça vous donne envie... Et que vous n’avez pas de congés payés à déposer..Allez y passer une soirée ça vaut le coup.. ça a le goût des vacances vous dis-je !!

Et pour la route, voici le slogan de l'enseigne Parisienne:
Where romance, beer and fine wine meet...
Si c'est pas convaincant hein?


Les auberges de jeunesses, vous avez déjà testé ? Des anecdotes à partager ?
Le Belushi's Bar
Site Internet ici!
lien Facebook là!

jeudi 22 mai 2008

100ème Billet - A bout de mots, ça jamais ;)

Voilà que je m'essouffle un peu en billets ce dernier printemps... La faute à qui? A ma boite et à sa politique de contrôle informatique pardi! Ces intégristes du Doliprane m'empêchent ainsi d'approcher un embryon de Blog ou une semi page Myspace de la journée pouah!

En attendant Abigoudi 2.0, je resserre donc les lacets de mon blog autour de mes sujets chéris et fondateurs. Versons le miel sur:

1- le jeu des mots
J'ai relevé il y a peu de temps dans mes Claudines, Colette qui soulignait la faiblesse de notre petit langage à baguettes: un seul mot pour exprimer "aimer" par exemple, et si peu pour d'autres sujets...
Depuis je suis un peu en quête de nouveau mots...
J'ai téléchargé un dictionnaire du pâtois messin, un autre du pâtois normand, et un dernier de 1865 sur le vocabulaire russe couramment employé dans les discussions. On ne gabasse pas, s'il vous plaît c'est très sérieux! On s'appauvrit en vocabulaire, on "kiffe", on "zappe" et on hameçonne, coupe et inverse des mots uni syllabiques... Quel dommage!

Je ne sais pas à quoi m'attendre. J'ai juste espoir de glaner quelques expressions de Babycakes. D'autres que je traficotte également pour donner vie à des moutons à cinq pattes si gentils. Voici un bref extrait de mes hAbitudes:

- être bisquée: être contrariée
- ma Dine: terme affective pour une amie

- une gobette: jeune fille naïve

- Arf-La-La: interjection dérivé du "arf" mais ...en plus mignon
- récabiduler: récapituler en langage abigoudien
- Peuh!: interjection qui peut autant signifier l'étonnement que la colère

- être schtrack: être pompette en Lorraine (oui à Paris, c'est pas le même compteur ouf!)

- gabasser: sourire ironiquement
- chouette: adjective qui pouvait encore désigner un chouchou à fleur ou une situation heureuse quand on était au collège, mais qui peut aujourd'hui s'utiliser de façon kitsch pour à peu près n'importe quoi...

- bigotter: travailler ou s'occuper de manière plus générale, d'où l'expression "alors ça bigotte aujourd'hui?"

(...)



2- l'Abibop Tone
Un jour de lycéenne, j'ai entendu un bruit à la radio... Un truc qui m'a piquer l'estomac pire que l'espelette. Un truc qui m'a tordu les neurones et bouillanter les lèvres jusqu'à je sache qui, quoi et où. Pendant les deux mois qui ont suivis, j'avais les tablettes en papillotes à chaque fois que je l'écoutais et puis ça s'est calmé... Depuis, je prête une oreille de fétichiste et sur-attentionnée à mes playlists...
J'adore chiner le morceau adoré avant tout le monde, le répéter en continu, puis le délaisser, écoeurée (un peu comme tout ;)! Ah oui, le morceau c'était Seven Nation Army!
Je préserve donc dans du papier bulle des petits morceaux, écouté sur Radio Nova, ou au hasard de mes ballades on neto. Mais peu de morceaux me marquent vraiment au point de les écouter en boucle. Voilà un extrait des vilains qui m'ont épuisé les tympans ce printemps:

- les qui balancent :)
CCR - I heard it through the grapevine (elle va me marquer pendant quelques bonnes années celle ci!)
The Kills - Tape song (début)
Vampire Weekend - I stand corrected (0:35)
Sporto Kantes - tout sur leur myspace
The Virgins - Love is colder than death (0:55)
Pink Floyd - Shine on you crazy Diamond ("découverte" -merci Alice- et oui je sais j'ai beaucoup à apprendre encore ;)

- les madeleines:
Laura Marling - Soulless child
The Beatles - And I love her
Betty Everett - You're no good (56 écoutes d'après mon itunes héhé)
Yael Naim - Far Far
Rosemarry Clooney - Sway with Me
Kate Nash - Baby Love (sur son myspace)

- les wanted (entendus sur Nova)
Victor Davies - Brother (version orignale)
Bonga - Ki Ngi Xica
Bell 1 - Chicken lips flame
US3 - Tukka Yoot’s Riddim
Julie London - Cry me a river
Ray anthony - Peter gunn twist
Moriarty - Enjoy the silence
Double u - Shadows

Des mots ou entournures que vous tartinez sur tous les tons? Ne tirez pas la couette à vous et dites dites...

vendredi 16 mai 2008

Baden Baden en Mai 2008...

Après 19h de nuages, j'arrive en plus à me faire refuser à peu près 6 fois de suite ma Visa au distributeur de petits billets roses pour cause de «dépassement intempestif de plafond budgétaire»… Dans ma toute petite intelligence de Babycakes frangée j’ai bien sûr réessayé toutes les banques du quartier, me disant qu’avec ma bouille innocente et ma petite puce métallique, on arriverait peut être à faire de l’œil à au moins un des automates… Étonnamment sans grand succès… C’est donc avec une fièvre rouge de déficit, que je m’en vais réceptionner la petite Alice en sortant du métro Parmentier, et nous voilà toutes deux à la quête du lieu dit de «L’alimentation Générale»(ici).

Rideau de fer à moitié tiré, devanture bleu ciel écaillée et corrosion par piqûration sur les coins de porte… Mmmmhhh je me demande si j’aurais pas vraiment atterri chez un épicier abandonné du coin pour cause de recherches Googliennes maladroites
Mais nan un gentil garçon armé d’un téléphone semble sortir de la taverne. Il y a donc des gens la dessous ?!! Je lui demande naïvement si sa boutique est ouverte, et je réalise qu’il fait en fait partie du groupe Baden Baden (ici) en concert ce soir…C’est bien partie Bibi

On se rapatrie donc dans un bar voisin, l’Ogre à Plumes, tout décoré comme une bibli' boisée avec des petits bouquins qui dépassent, des fauteuils défoncés, des pupitres et une grande ardoise en guise de menu, pour y prendre un verre d’attente, de rouge pour moi et de blanc pour Alice. Jusque là rien ne bouge.

La clique Balistik nous rejoint, et nous entrons enfin au complet dans la grande taverne de l'Alim' Générale, aux murs de chaux abritant tables de bois et chaises dignes de mon passé de lycéenne.
Sortez vos fourchettes, interrogation écrite! Combien de fromages y’a-t-il sur la plancha ? Quel phénomène est responsable la contraction de volume de l’alcool dans l’eau? Et pourquoi de Gaulle s’est il rendu à Baden Baden en mai 1968?
Tant de questions qui me font plancher sérieusement sur mon emmental et mes tomates confites, alors que je laisse Alice et Alex s’accaparer de la dure résolution des salaisons.

Picorant les miettes résiduelles sur la table et troquant le rouge pour le blanc, je me plais à écouter les balances et autres bruits étranges.
Les amis rassemblés par douzaines et le bordel ambiant finissant par grésiller entre les rangées, le concert prend son chemin. Bien blottis au second rang derrière notre bureau d’écolier et nos verres à pieds, on attend sagement que le petit ukulélé se mette à enjamber les notes et les partoches, et que ses grands frères embrayent. Mes leçons Myspace repassées la veille au soir, je fais des gros yeux de pimbêche à Alice qui a tenté de gober des bribes de devoirs pendant la récré du midi,alors qu’Alex et Céline ont carrément fait l’école buissonnière !

La sauce prend bien, Alice et moi reprenons nos habitudes de tiraillement de cordes vocales et de petits cris inopinés pour les encourager…
Mr Lardon nous propose même un petit solo très savoureux à la gratte (me demandez pas si c’est une basse ou une guitare, sans lunette même le banjo aurait pu me tromper ;)
Et tout s’achève dans un joyeux bordel qui déstratifie même les premiers rangs de filles assises derrière leurs tables comme à la Nouvelle Star. On se lève itou pour Yuhhuuuifier les artistes!

Merci donc à eux et à leur explication brève mais on ne peut plus perchée sur l’origine de leur nom. Baden Baden serait ainsi un spectateur australien présent dans un quart sud ouest de la salle de concert?!!?
Faisant chou blanc et laissant un fond de rouge (euh? ou l'inverse), nous foutons donc le camp, obéissant au principe du rien ne bouge...

Épilogue : je fais grincer les persiennes du salon d’Alice et des petits picots de lumière viennent me tirailler mes paupières, le soleil en sus… En bas l’agitation de rue Crimée au matin… Je suis toute tremblotante, oui oui un jour moi aussi j’ouvrirai mes volets sur un fond de toits parisien et une odeur de café au lait, et c’est pour très bientôt…En attendant le chauffard de la rue klaxonne à tout va sur un motard attardé et peste sur tous les tons…Un peu bisquée mais instruite de nouveaux jurons, je referme la fenêtre et tricote des pinceaux jusqu’à la douche, il est 8h passée…

Vous aussi, vous avez découvert des salles de concert cosy ou des Cafés-concert sur Paris?